BROSSARD – «Je l’avoue, j’avais besoin de relever un défi, j’avais besoin de vent frais dans ma vie qui n’allait pas bien. Et la réussite de l’ascension du Kilimandjaro m’a donné un souffle nouveau.»
Un peu plus d’un mois après son retour de l’ascension du Kilimandjaro, qui a eu lieu entre le 7 et le 20 novembre, France Poulin, non-voyante, souhaite maintenant que son expérience puisse en inspirer d’autres. Elle l’avoue elle-même, elle n’a jamais été une grande sportive bien qu’elle ait toujours été active. Elle a commencé son entraînement graduellement en mai dernier. Elle montait et descendait les escaliers chez elle. Au début, après cinq minutes, elle était essoufflée. En juillet, elle a suivi l’entraînement au gym. Et en novembre, elle a touché à la fameuse pancarte au sommet du Kilimandjaro.
«J’ai réussi à relever ce défi en marchant avec ma guide, bien sûr, mais aussi en croyant très fort que je pouvais le faire, enchaîne la résidente de Brossard. Quand j’ai commencé à parler de ce projet, je sentais beaucoup de gens sceptiques autour de moi. Il est vrai que c’est un défi de taille pour les voyants, imaginez alors pour une non-voyante comme moi. Au moment d’arriver en haut, j’ai ressenti une très grande euphorie. J’ai alors retrouvé une immense fierté que j’avais trop longtemps perdue.»
Depuis son retour, France Poulin a retrouvé une énergie nouvelle. À 53 ans, elle aspire déjà à revivre une expérience semblable.
«J’aimerais vivre ce type d’euphorie en compagnie de mon fils qui a présentement 16 ans. Je lui ai dit que je dois le faire avant mes 60 ans toutefois…», termine-t-elle en rigolant.

