Marie-Ève Beauchemin Nadeau se mesurera aux meilleures haltérophiles du monde aux Jeux Olympiques de Londres.
Les championnats canadiens d'haltérophilie senior du 2 et 3 juin n'ont fait qu'officialiser la participation olympique de l'athlète, déjà assurée avant cette fin de semaine de compétition.
« En haltérophilie, on sait ce que l'on vaut par rapport à nos adversaires. Je n'étais pas stressée parce que c'était à peu près impossible que je me fasse dépasser », a expliqué l'haltérophile de 23 ans.
Malgré sa médaille d'or remportée à ces championnats, la Candiacoise était un peu déçue de sa performance, soit une levée de 100 kilos à l'arraché et de 130 kilos à l'épaulé-jeté. « Ce ne sont pas de mauvais résultats, mais j'étais en très bonne forme physique et mes attentes étaient plus hautes, a-t-elle confié. Je n'étais pas particulièrement stressée. Ça a peut-être joué sur le fait que je n'ai pas levé plus », a-t-elle estimé.
« Les Olympiques, ce sera une expérience extraordinaire! », a lancé la jeune sportive. Son objectif est de figurer parmi les cinq meilleures à Londres. Il existe sept catégories d'haltérophilie aux Olympiques, mais chaque pays doit envoyer un maximum de quatre athlètes.
L'étudiante en médecine à l'Université de Sherbrooke espère ainsi que certains pays plus forts privilégieront d'autres catégories, ce qui pourrait lui donner davantage de chance de bien se classer. « Il va falloir que les étoiles s'alignent », a-t-elle imagé.
En terme de préparation physique, elle a affirmé qu'il serait bien difficile de mettre les bouchées doubles en vue des Olympiques, son entraînement étant déjà très intense. En effet, elle a pris une année sabbatique afin de se consacrer pleinement à l'haltérophilie.
« Je pratique 10 fois par semaine, à raison de 30 heures. Mais plus ça avance, plus j'ai l'impression que chaque geste et chaque décision a encore plus d'impact », a signifié la jeune athlète qui a remporté l'or à chacun des championnats canadiens depuis 2006.
Par contre, elle juge qu'une préparation mentale sera particulièrement nécessaire pour cette compétition de calibre mondial. Elle compte donc consulter un psychologue sportif, ce qu'elle n'a jamais fait auparavant. « Avec le tourbillon des médias, j'ai l'impression que tous les yeux sont rivés sur nous. Il y a davantage de pression et je veux pouvoir gérer mon stress de façon efficace », a-t-elle constaté.
En plus des Olympiques, Marie-Ève Beauchemin Nadeau est qualifiée pour les championnats du monde universitaires. Une autre compétition qui s'ajoute à l'impressionnant parcours de l'haltérophile qui a participé plus d'une fois aux championnats du monde senior et junior, aux championnats du monde universitaires, aux Jeux panaméricains et aux Jeux du Commonwealth.
C'est après avoir fait de l'athlétisme qu'elle a été attirée par l'haltérophilie, une discipline qui nécessite force et vitesse, pour un maximum de puissance. «C'est un sport très technique. Contrairement à ce que le monde pense, on n'est pas des armoires à glace! ».

