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Sous le signe de la solidarité féminine

Publié le 15 Mars 2012
Publié le 15 Mars 2012
Pascale Fontaine  RSS Feed

Du tricot au budget, en passant par l’art du discours, le Candiac Wednesday Group rassemble nombre de Candiacoises chaque mercredi matin autour d’une activité depuis 1980. C’est un cercle de femmes qui se retrouvent au foyer à différentes étapes de leur vie, soit à l’arrivée d’un enfant ou un départ à la retraite.

Pour éviter de se métamorphoser en « beautés désespérées », elles n’organisent pas moins de trente activités originales chaque année, de septembre à mai. Parmi celles-ci, on compte quelques activités de charité, comme le blitz à la bibliothèque de l’école Saint-Laurent ou encore des dons aux refuges pour femmes.

« On devient proche les unes des autres. On socialise, se donne des nouvelles autour d’une collation à la bonne franquette », a raconté Jennifer Racine, une Américaine qui y a reçu un accueil chaleureux à son arrivée en 2007. Elle est maintenant coordonnatrice au sein du groupe.

Ce rendez-vous hebdomadaire féminin a vu le jour 32 ans plus tôt grâce à Mme Lorette Noble, à la demande de Brenda Lee, du South Shore School Board. Le nombre de membres varie entre 30 et 100 personnes au fil des ans, la majorité anglophone de Candiac et de ses environs. Que les francophones se le tiennent pour dit: les activités se déroulent dans la langue de Shakespeare. « Plusieurs de nos membres sont bilingues et certaines participent afin d’améliorer leur anglais », a précisé Mme Racine.

Cette année, nous sommes 63 membres, mais seulement la moitié se présente aux activités selon leur affinités », a-t-elle expliqué.

Depuis la fondation au début des années 80, la raison d’être du groupe a-t-elle changé en cette ère de superwomen et de garderie à 7 dollars?

« Quand on est mère au foyer, on devient toutes un peu folles à être isolée chez soi. C’est important de se changer les idées et d’avoir du temps pour soi, sans enfant », estime cette maman de deux jeunes bambins. Lors des rencontres matinales, une gardienne veille toujours sur les petits des participantes.

« J’ai l’impression que le choix de rester à la maison est encore regardé de haut. Personnellement, je n’ai jamais travaillé aussi fort comme mère au foyer qu’au bureau. J’ai de la chance de pouvoir travailler de chez moi et de passer du temps avec mes enfants », explique cette consultante en informatique.

Même si plus de pères restent auprès de la marmaille, les hommes ne peuvent participer aux activités que sur invitation. Le CWG demeure avant tout un club pour dames, précise la coordonnatrice.

Le CWG se réunit les mercredi matins dès 9 h 15 au Complexe Roméo- V.- Patenaude. Informations: 450 444-0918.

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