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Une campagne sans dentelle!

Selon le Conseil québécois sur le tabac et la santé, 90% des fumeurs deviennent accroc avant d’avoir 18 ans. Deposit photos

Selon le Conseil québécois sur le tabac et la santé, 90% des fumeurs deviennent accroc avant d’avoir 18 ans.

Publié le 30 Janvier 2012
Publié le 28 Janvier 2012

Après avoir touché le public ces dernières années en demandant à des personnalités d'expliquer pourquoi ils ont arrêté de fumer, le Conseil québécois sur le tabac et la santé met le nez dans le cendrier pour annoncer la Semaine pour un avenir sans tabac.

Vous avez sans doute aperçu cette publicité télé que l'on prenait tous pour une bande-annonce de film catastrophe. Et bien, cette «bande-annonce» était le préambule de la nouvelle campagne de sensibilisation contre le tabagisme. C'est ça la grosse épidémie menaçant le Québec que l'on souhaitait voir sur nos écrans de cinéma.

«Vingt-huit morts par jour, 10 000 par année, ce n'est pas de la fiction, c'est de la réalité. C'est important de le rappeler parce que c'est déplorable», a estimé le directeur général du Conseil, Mario Bujold. C'est ce que les comédiennes déguisées en infirmières ont rabâché sur tous les grands réseaux télé jusqu'au 21 janvier.

«C'est une approche totalement différente de ce qu'on a fait ces huit dernières années, a précisé M. Bujold. On rappelle l'ampleur du tabagisme sur le mode de l'urgence. Ce n'est pas de la dentelle, car le problème est grave, c'est une crise majeure de santé publique. Et ce n'est pas juste au gouvernement à agir, tout le monde peut faire sa part pour faire un monde sans fumer.»

Mario Bujold espère que la cigarette sera bientôt dépouillée des stéréotypes lui collant à la peau depuis trop longtemps. «C'est encore perçu comme une façon de devenir adulte, comme prendre un coup ou conduire une voiture. La symbolique est encore ancrée, c'est pas drôle…»

À preuve, 90% des fumeurs deviennent accroc avant d’avoir 18 ans.

M. Bujold ne croit pas au miracle, plutôt au travail: «On va continuer de faire ce qu'on fait et de s'améliorer. On a fait des progrès; on ne peut plus fumer dans les lieux publics, les paquets ne sont plus à la vue et les gens sont mieux protégés contre la fumée secondaire… Mais il y a encore des problèmes de contrebande. Il faut aussi continuer de sensibiliser les fumeurs adultes et leur montrer que c'est possible d'arrêter.»

Le Conseil québécois sur le tabac et la santé fait partie des organismes de fondation de la Semaine pour un avenir sans tabac, qui fête «malheureusement» ses 36 ans. Elle la coordonne depuis 15 ans et sa campagne télé est devenu son principal outil de sensibilisation.

Pour visionner la publicité et obtenir des infos/trucs pour enfin écraser: www.mondesansfumee.ca.

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