« Quand on passe notre vie avec quelqu’un, l’amour ne s’éteint jamais. Il reste toujours là. »
C’est la façon dont Monique Provençal évalue ses 55 ans de mariage avec son mari, Jean-Guy.
Car si le couple qui réside à La Prairie a prononcé « oui, je le veux » en 1957, c’était pour la vie. Et le vœu de mariage dur depuis maintenant 55 ans. Cinq enfants, 14 petits-enfants et trois arrière-petits-enfants ont ainsi découlé de cette union.
« On ne se chicane presque jamais, a avoué Jean-Guy. Par contre, on a toujours dialogué. Au fil des années, on a appris à se parler et c’est ça qui fait que notre couple a fonctionné durant toutes ces années. »
« Pour nous, 55 ans de mariage, ça nous semble normal. On ne s’en rend pas compte, car on ne compte pas les années qui passent. On prend ça une année à la fois », a admis Monique, toujours aussi amoureuse de son Jean-Guy.
Leur secret ? Se garder actif. « Nous sommes très occupés. Je m’implique dans les Chevaliers de Colomb, on va jouer aux quilles, on voyage beaucoup. On fait des activités ensemble ou séparés, mais l’important c’est de se garder actif », a confié Jean-Guy.
C’est la mère de Jean-Guy qui a décidé de les présenter. « Nous étions parents de la 5e génération », a mentionné cet homme de 77 ans.
« Je travaillais dans une usine de couture à Saint-Rémi, et un midi, il est venu manger avec moi. C’est là que tout a commencé, a poursuivi Monique. Ça n'a pas été pas le coup de foudre, mais j’avais une grosse attirance. Ensuite, on a appris à se connaître. On s’est fréquenté trois ans avant de se marier », a raconté la dame de 72 ans.
La célébration
Pour leur 55e anniversaire de mariage, Monique et Jean-Guy ont décidé de le fêter avec d’autres couples heureux. « Nous allons participer à la célébration organisée par l’organisme Anniversaires de mariage ou de vie commune de La Prairie. L’événement va se dérouler le 26 mai. Il y aura une messe suivie d’une réception et notre famille viendra avec nous », a expliqué Jean-Guy.
Pour ce « vieux couple », l’amour n’est pas aussi facile en 2012 qu’au milieu du 20e siècle. « Les jeunes d’aujourd’hui vont rester ensemble un bout de temps, mais si ça ne fait pas leur affaire, ils vont se séparer », a analysé Jean-Guy. « Il y a beaucoup plus de liberté, l’amour n’a pas le même sens qu’avant », a complété son épouse.
Pour eux, la tolérance est la meilleure façon d’entretenir le couple. « Il faut travailler à se tolérer, mais jamais au point de se détruire soi-même », a quand même précisé Monique.

