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Vers une valorisation des matières organiques

L’emplacement de la future usine est un positionnement stratégique, puisque situé loin des résidences, près de l’autoroute et en zone industrielle, comme en témoigne la photo, extraite de la vidéo explicative du projet. Courtoisie

L’emplacement de la future usine est un positionnement stratégique, puisque situé loin des résidences, près de l’autoroute et en zone industrielle, comme en témoigne la photo, extraite de la vidéo explicative du projet.

Publié le 6 Mars 2012
Publié le 5 Mars 2012
Mélanie Thibault  RSS Feed

D’ici 2014, une usine de bio-méthanisation s’installera dans la zone industrielle au sud de la future autoroute 30, à Beauharnois. Le projet est le fruit d’une collaboration entre les MRC de Roussillon et de Beauharnois-Salaberry, associées pour ce tournant vert dans la gestion des matières organiques depuis deux ans.

Pour annoncer la nouvelle, le 13 février, étaient présents à la table de presse, Claude Haineault, maire de Beauharnois, Nathalie Simon, préfète de la MRC de Roussillon et mairesse de Châteauguay, Yves Daoust, préfet de la MRC de Beauharnois-Salaberry et maire de Saint-Louis-de-Gonzague, de même que Stéphane Billette, député de Huntingdon et adjoint parlementaire au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) du Québec.

Développement durable

La bio-méthanisation a déjà fait ses preuves depuis une cinquantaine d’années dans certains pays d’Europe, comme la France ou la Suède, comme l’a expliqué Mme Simon, qui a pu visiter les installations en compagnie des principaux responsables du projet.

Pour faire une histoire courte, le procédé de bio-méthanisation consiste à transformer en énergies renouvelables les matières résiduelles organiques, telles que les restants de table et les résidus verts du jardin, représentant actuellement plus de la moitié des déchets. Ces matières sont amenées dans un circuit fermé pour obtenir du biogaz et du digestat, l’un transformé en carburant, l’autre en compostage, réduisant ainsi considérablement les émanations de gaz à effet de serre.

Québec a de toute façon l’intention d’interdire l’enfouissement des matières organiques d’ici 2020, ce qui donne à la région une longueur d’avance pour sensibiliser les citoyens à ce nouveau mode de sélection des déchets, comme l’a fait remarquer M. Daoust. Un troisième compartiment aux côtés de la poubelle et de la récupération verra donc le jour sous l’appellation Biobac, nom trouvé par M. Haineault.

Une fois en fonction, l’usine amènera une quinzaine d’emplois. « Une tonne de matière récupérée amène 10 fois plus d’emplois qu’une tonne de matière éliminée », a mentionné M. Billette. La Ville de Beauharnois en est à finaliser l’acquisition du terrain appartenant à Hydro-Québec pour lancer les travaux dès l’automne prochain.

Pour en savoir plus, une courte vidéo est accessible sur les sites Internet des deux MRC, dans les onglets matières résiduelles (MRC de Roussillon) ou Service - environnement (MRC de Beauharnois-Salaberry).

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