Deux centres de la petite enfance (CPE) de la région ont fermé leur porte, vendredi, puisque les éducatrices procédaient à une deuxième journée de grève la semaine dernière.
Les parents dont les enfants vont à La boîte à bizous, à Sainte-Catherine, et à Les petites souris, à Saint-Constant, ont dû se trouver un plan B le 10 février pour assurer le gardiennage de leur progéniture.
En effet, plus de 8500 travailleuses de CPE au Québec affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont décrété une journée de grève générale vendredi, privant ainsi plus de 20 000 familles, à travers la province, de services de garde. En Montérégie, ce sont 29 CPE qui sont demeurés barrés dans la journée de vendredi en vue de la grève.
Alors que le 6 février les manifestations portaient sur plusieurs points touchant les clauses normatives de la future convention collective, vendredi les éducatrices militaient pour des questions monétaires.
Le 9 février, soit la veille de la grève, la ministre de la Famille, Yolande James, avait dénoncé le moyen de pression utilisé. « Je trouve cela déraisonnable de dire que demain on s’apprête à déclencher une grève où des familles du Québec vont être touchées pour sept, huit semaines de vacances », a-t-elle dit en conférence de presse.
Par voie de communiqué, Louise Labrie, représentante du secteur des CPE pour la FSSS-CSN, a indiqué que « le pire dans toute cette histoire, c’est qu’on ne demande qu’un rattrapage pour environ 15% de nos membres. Pour 85% d’entre elles, nos demandent équivalent au statu quo ».
Elle affirme aussi que « nous ne roulons pas sur l’or. La moyenne salariale de nos membres est autour de 19$ l’heure, le maximum pour les éducatrices et de 21,65$ l’heure après 10 ans. C’est loin d’être exagéré pour le travail qu’elles effectuent ».
Parmi les demandes, les travailleuses de CPE veulent une augmentation de salaire de 11,25% sur trois ans ainsi que 5 à 6 semaines de vacances, 10 jours de congé personnel et 13 jours fériés.
Notons que les travailleuses en CPE affiliées à la CSN attendent depuis deux ans le renouvellement de leurs conventions collectives et qu’elles ont déposé leurs demandes il y a maintenant plus de 11 mois.

