Dans un article publié le 21 mars dans la boîte aux lettres « Le bon côté de la médaille », le maire de St-Constant n’accepte pas qu’un citoyen ait le droit de se prononcer sur sa façon de faire dans la gestion de la ville. Ce n’est d’ailleurs pas le premier citoyen à avoir exprimé, dans les journaux locaux, son indignation pour l’absence de consultation réelle du maire Gilles Pepin dans des projets qui ne respectent pas la capacité de payer de la population.
Profitant de l’occasion, le maire joue à la victime en essayant de discréditer le travail des membres du Comité de vigilance (plus de 40 citoyens) qui depuis janvier 2010 s’opposent au projet de localisation d’espaces pour reloger la bibliothèque au centre d’achats de la rue St-Pierre au coût de 9 M$ pour une durée de 5 ans. Étant donné que c’est une location, il ne nous restera plus rien au bout de 5 ans et il nous faudra continuer de louer ou reconstruire.
On se souviendra que la ville de Sainte-Catherine s’est fait construire en 2009 une bibliothèque qui lui appartient au coût de l,4 M$, tout en profitant d’une subvention provinciale du même montant. Cette bibliothèque a été identifiée comme la 7e merveille de Roussillon par des journalistes locaux.
Il ne faut donc pas s’étonner de constater que les citoyens de Saint-Constant soient en colère quand on pense à tous les services que l’on pourrait se payer (activités d’hiver et d’été, réparation et reconstruction de rues, agrandissement de la bibliothèque, etc.) avec les 9 M$ de nos taxes que l’équipe du maire Pepin donne à un promoteur privé. Tout le monde se pose la question : pourquoi?
Il faut également se rappeler que dans son programme électoral de 2008 (un citoyen lui en a remis une copie à la dernière réunion municipale et le maire s’est empressé de la déchirer et de la mettre à la poubelle), il promettait la construction d’une nouvelle bibliothèque avec une subvention de 2,5 M$ et aucune augmentation du fardeau fiscal. Quatre ans plus tard, il n’y a pas de bibliothèque, nous avons perdu la subvention de 2.5 M$ et le maire Pepin a augmenté nos taxes de 12.8 % en moyenne pour payer, tel qu’il le mentionne dans un journal local, la construction intérieure de la bibliothèque (dalle de béton, planchers, escaliers, système de chauffage, etc.) au coût de 3,1 M$. Ironiquement, le maire Pepin a signé un bail pour louer ces espaces dont nous avons payé pour la construction, à plus de l M$ par année.
On se souviendra également que la population, lors d’un registre tenu en juin 2010, avait rejeté un projet de location d’espaces à ce même centre d’achats. Afin de contourner la loi qui l’obligeait à aller en référendum, le maire a concocté un projet de location d’espaces de moins de 5 ans, évitant ainsi de devoir consulter sa population.
Les citoyens de Saint-Constant ne sont pas dupes. Depuis 15 jours, les membres du Comité de vigilance sillonnent les rues de la ville demandant aux gens de signer une pétition pour l’annulation du contrat de la bibliothèque. Plus de 7 000 citoyens ont signé la pétition, 97 % des gens rencontrés étaient en désaccord avec le projet du maire Pepin.
En terminant, j’ai intitulé ma lettre « Le maire Pepin non respectueux de ses citoyens » en référence à son programme électoral qu’il n’a point respecté, aux qualificatifs dégradants lorsqu’il identifie les gens de St-Constant de grenouillards, de bouffons et à son refus de mettre fin à son projet de bibliothèque rejeté presqu’unanimement par la population.
Ce ne sont là que quelques exemples d’attitudes inacceptables de la part du premier citoyen de notre ville, le maire Gilles Pepin, qui contribuent à la perception négative et au manque de confiance de la population envers leurs élus.
