Je l'avais rencontrée il y a une vingtaine
d'années, si ce n'est pas plus. J'avais
25 ans. Elle en avait 21. Je l'avais interviewée
alors que j'étais journaliste au
journal Le Reflet. Je me rappelerai toujours
du sujet traité : un défilé de mode
qu'elle avait à organiser à l'école secondaire
de La Magdeleine. Je l'imagine
encore faisant son entrée dans mon
bureau. Les cheveux noirs. Le grand
sourire fendu jusqu'aux oreilles. Déjà à
l'époque, je la voyais faire de la télévision
ou du théâtre un jour. Je ne m'étais pas
trompé.
Mercredi dernier, je l'ai revue à
nouveau au grand happening de l'Institut
BelléZa à Candiac. Toujours aussi resplendissante.
Sauf que cette fois, j'y
ai vu une femme débordante d'énergie.
Une femme mûre de 46 ans porteuse
d'un virus contagieux: celui du
bonheur.
On savait de Chantal Lacroix qu'elle
pouvait être généreuse de sa personne.
Mais vous n'avez pas idée à quel point
cette femme inspire le bonheur partout
où elle passe. Quand je lui ai tout bonnement
demandé ce qui pouvait bien la
motiver à aimer autant la vie, elle a
répondu sans hésiter: « je n'en connais
pas d'autres, c'est la mienne et j'en
savoure chaque moment comme si
c'était le dernier jour. »
Vous auriez dû la voir côtoyer toutes
ces femmes présentes à ce grand
happening organisé par la propriétaire
de l'Institut BelléZa, Caroline Pilon, multipliant
les conseils et signant des autographes
à répétition.
J'ai eu la chance de lui parler un gros
vingt minutes. Un vingt minutes de pur
bonheur. Un vingt minutes qui m'a permis
de rencontrer une femme extraordinaire.
Une femme pour qui la vie est un
terrain pour y cultiver la joie de vivre malgré
les embûches qui peuvent ou qui
pourraient survenir en cours de route.
« La vie mérite d'être vécue jusqu'à la
dernière seconde », m'a-t-elle dit.
Qu'on soit malade ou non, qu'on soit
riche ou pauvre, le bonheur existe pour
tout le monde. Il suffit de le cultiver et de
l'appliquer comme bon le semble pour
chacun d'entre nous.

