À quelques jours de la fête des Pères, je ne peux passer sous silence la relation que j'entretiens avec mon fiston de 12 ans et ce, depuis les tout premiers jours de sa naissance alors que je lui chantonnais Take me out to the ball game pour l'endormir. Ne riez pas, c'est la seule chanson que je connaissais. N'empêche que mes berceuses l'ont bien servi puisqu'il est aujourd'hui, force est de constater, un grand sportif.
J'avoue être fier de mon fils Alexandre. Dimanche dernier, j'ai assisté à son spectacle de chant au Collège Brébeuf à Montréal. Je le voyais sur scène et je me disais : comme il a grandi celui que j'appelle affectueusement « mon fiston » ou « mon tit-homme » depuis plusieurs années. Je réalisais soudainement que « mon tit-homme » était un grand garçon maintenant. Très grand même! Pas juste physiquement.
Tellement grand que je me rends compte, avec un recul, qu'il a beaucoup changé depuis quelques semaines. Juste à titre d'exemple, celui que je bordais jusqu'à tout récemment quelques minutes avant de dormir m'a dit récemment comme ça, tout bonnement et de façon polie bien entendu, que je n'étais plus obligé de le faire. Comme si c'était une obligation. Un devoir de père absolu. Heureusement pour moi, je pouvais continuer à lui faire la bise et lui dire bonne nuit. Tout n'était pas perdu!
J'avoue que j'ai eu un pincement au cœur quand il me l'a fait savoir. Mais d'un autre côté, je savais pertinemment que cela arriverait un jour. N'entrera-t-il pas au collège en septembre prochain?
Comme tous les jeunes de son âge, ce sera une étape importante pour lui. L'étape de transition avant l'âge adulte qui le mènera au cégep et à l'université. Ce sera, certes, des années difficiles sur le plan académique. Mais combien importantes, voire essentielles pour son avenir.
Heureusement, beaucoup de choses demeurent. Je suis toujours son papa de tous les jours. Celui qui parfois l'accompagne à l'école, même en présence de ses amis. Celui qui va dîner tous les vendredis, sauf exception, au Tim Hortons. Celui qui l'encourage à tous ses matchs de crosse.
Honnêtement, je me sens privilégié d'avoir un fils comme Alexandre. Surtout d'avoir un fils responsable et autonome comme lui qui te dit comme ça, tout bonnement dans une conversation à brûle-pourpoint, que je suis son idole. Pas Sidney Crosby, ni Alexander Ovechkin. Moi, son papa!
C'est le genre de choses que je souhaite à tous les papas de ce monde.

