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Tintamarre dans le Vieux La Prairie

Normand Laberge
Publié le 31 Mai 2012
Publié le 31 Mai 2012
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Tintamarre dans le Vieux La Prairie

Au moment d'écrire ces lignes, lundi, on ignorait comment les négociations entre le gouvernement du Québec et les étudiants s'étaient soldées. Tout comme on ignorait si les manifestations de casseroles allaient se poursuivre ou non. Une chose est sûre, celles qui ont eu lieu jeudi, vendredi et samedi  n'ont laissé personne indifférent.

Ces manifestations étaient loin d'être comparables à celles de Montréal. Ils étaient une trentaine à la manif de jeudi, une cinquantaine à celle de vendredi et une centaine à celle de samedi. Bien que ces chiffres soient modestes, ce n'est pas tant le nombre que l'impact que ces soirées de casseroles provoquent sur le quotidien des Québécois qui prend toute son importance.

Je ne me trompe pas en avançant que ces manifestations dépassent largement le cadre des revendications portant sur la hausse des frais de scolarité.

J'avoue avoir toujours été en faveur de la hausse des frais de scolarité. Non pas que j'en ai contre les étudiants. Mais cela fait trop longtemps que la situation est au point mort. Le problème est que nos gouvernements précédents ont attendu trop longtemps avant d'agir. On a beau pelleter en avant, tôt ou tard, il faut ramasser ce qui a été accumulé avec les années.

Mais j'avoue que plus le conflit s'enlise, plus je me range du côté des étudiants. Qu'on soit d'accord ou pas avec eux, on ne peut être contre la démocratie. Le problème du gouvernement Charest, c'est justement d'avoir sous-estimé les étudiants.

Depuis quelques jours, il n'y a pas que les étudiants qui marchent dans les rues et qui font du bruit avec des casseroles et des cuillères de bois. On y aperçoit de plus en plus des avocats, des juges, des mères de familles avec leurs enfants. Du monde de tout acabit.

Ils s'expriment contre la Loi 78, contre le gouvernement Charest. Ils s'expriment parce qu'ils en ont marre de l'incapacité d'un gouvernement à régler un conflit qui n'aurait jamais dû prendre l'ampleur qu'on connaît.

La semaine dernière, j'affirmais que c'est une véritable partie d'échecs que se livraient les étudiants et le gouvernement Charest, chacun maintenant sa position. Une semaine plus tard, je pense toujours la même chose. À la différence que cette fois, je ne pense pas qu'il soit dans l'intérêt de l'un de faire perdre la face à l'autre.

Au moment où l'on se parle, ce n'est pas important de savoir qui a raison, qui a tort. L'heure est au compromis pour que chacun en ressorte avec un peu de dignité en attendant de trouver une solution qui satisfasse les deux parties. Assez, c'est assez. Il faut que ça cesse.

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