Je comprends les citoyens de Candiac, particulièrement ceux résidant dans les secteurs A et P, qui sont aux prises depuis plus de 15 ans avec des problèmes d'odeurs provenant d'un site d'enfouissement situé dans la municipalité voisine, soit La Prairie. Imaginez 15 ans! Pas une année, ni deux ni cinq. Quinze ans! Au début, on se lançait la balle à qui mieux mieux. Candiac prétendait que c'était à La Prairie de régler le problème parce que le site d'enfouissement est situé dans sa cour. De son côté, La Prairie, avançait que Candiac avait aussi une part de responsabilité compte tenu qu'elle aurait dû prévoir une zone tampon entre le site et les résidences sachant que ce secteur domiciliaire était à proximité d'un parc industriel. Pour finalement dire que c'était au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs de régler le problème. Les années ont passé. Un comité de surveillance a été mis sur pied. Des mesures d'atténuation ont été proposées. Mais au bout du compte, le problème persiste, pour ne pas dire perdure. Je comprends les citoyens de Candiac d'être exaspérés. Je les comprends également de réclamer rien de moins que la fermeture du site. Faute de solutions satisfaisantes, les grands moyens. On en est rendu là. L'entreprise qui gère le site est peu crédible quand elle réitère son intention de mettre en place des mesures pour limiter les émissions d'odeurs. Et qu'elle fait confiance aux autorités compétentes et impartiales pour évaluer ces mesures et les résultats. Cela fait 15 ans qu'elle répète ce discours. La Ville de Candiac est également difficile à suivre quand elle affirme qu'elle a tout fait pour régler le problème. Je veux bien croire qu'elle n'a pas juridiction sur le territoire, mais rien ne l'empêche de faire pression auprès du ministère. Chose qu'elle fait, dit-elle, depuis 15 ans sans succès. Force est de constater que l'heure n'est plus aux discussions. L'heure est arrivée de mettre son poing sur la table et dire: Assez, c'est assez! Il va falloir que quelqu'un mette ses culottes une fois pour toutes. Il en va de la santé et de la qualité de vie des citoyens. Le slogan de Candiac est une « fleur en rive». Il ne faudrait pas que la situation se détériore au point que Candiac devienne « une fleur en dérive ».

