Je ne suis pas du tout surpris de la décision de François Rebello de joindre les rangs de François Legault.
C'était inévitable. Depuis l'annonce de François Legault de créer un parti politique à son image, il était certain que les deux hommes allaient de rapprocher un jour ou l'autre. Pour la simple et bonne raison que les deux hommes se connaissent depuis plusieurs années. Ils partagent les mêmes idées et, qui plus est, sont sur la même longueur d'onde quant à plusieurs dossiers.
Si François Rebello a attendu après les Fêtes pour prendre sa décision, c'est tout simplement parce qu'il était déchiré entre choisir un parti qui prône la souveraineté et un parti dirigé par un ami de longue date dont l'unique ambition est de bâtir un Québec fort économiquement.
Or, dans sa réflexion, il est clair que François Rebello ne pouvait faire la souveraineté avec le Parti Québécois. Même si cette idée figure en tête de liste du programme, tout le monde s'entend pour dire que ce n'est pas demain la veille que le parti de Pauline Marois entreprendra les démarches pour la réaliser.
Cette option demeurera en veilleuse tant et aussi longtemps que le moment ne sera pas opportun pour en parler. Les sondages sont unanimes à ce sujet. Les Québécois ne sont pas prêts de revivre un autre référendum. Ils sont davantage préoccupés par la situation économique que constitutionnelle et je les comprends.
L'option souverainiste étant sur la glace pour un moment, il n'est pas surprenant que François Rebello ait par la suite penché davantage du côté de François Legault. Même si cette option ne figure nullement dans le programme de la Coalition Avenir Québec, il est écrit dans le ciel que cette option viendra hanter le parti dans quelques années.
Un nouveau parti qui, il faut bien le rappeler, est formé de souverainistes et de fédéralistes. De beaux débats en perspective. Mais attendons avant de crier au loup. On a tout le temps d'en reparler.
François Rebello ne l'avouera pas ouvertement, mais il est clair qu'il aura davantage d'avancement avec François Legault. Davantage de responsabilités. Autre bonne raison pour pencher en faveur de l'ancien ministre péquiste. Il vient à peine d'adhérer le parti que déjà son chef lui a confié la tâche de développer le Québec vert de demain.
Pour illustrer mon propos, je dirais qu'avec le Parti Québécois, François Rebello était assis dans les dernières rangées d'un autobus conduit par Pauline Marois. Avec la Coalition Avenir Québec, il sera assis dans les premières rangées, tout juste derrière le conducteur de l'autobus manoeuvré par François Legault.
Quant le Tout Express.ca l'a rencontré au lendemain de sa décision de joindre les rangs de François Legault, mercredi dernier, François Rebello était tout ouïe quand il était question de son nouveau chef. Leader, rassembleur, entrepreneur sont trois mots qui revenaient sans cesse dans la conversation.
Difficile de ne pas constater à quel point François Rebello voue une admiration sans borne pour François Legault. On sent chez lui une fierté incommensurable de pouvoir travailler avec l'homme qui, selon lui, saura remettre le Québec sur les rails sur le plan économique. « Il est l'homme de la situation », a indiqué à quelques reprises le député de La Prairie.
Reste maintenant à savoir comment François Legault convaincra les Québécois de voter pour lui aux prochaines élections. Bien que son parti jouit d'une certaine popularité depuis quelques semaines, il reste beaucoup à faire dont la tâche difficile de trouver les hommes et les femmes qui sauront répondre aux aspirations non seulement de François Legault, mais aussi, et surtout, de tous les Québécois.

