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La force créatrice de Richard Séguin

Diane M.Caron
Publié le 14 Janvier 2012
Publié le 14 Janvier 2012
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Sujets :
Carrefour , Théâtre de la Ville , Québec , Longueuil

Aux premiers mots, la voix de Richard Séguin coule déjà comme une rivière, tantôt tranquille, tantôt animée, mais toujours avec passion et certitude. Ses propos sont teintés de Colères et d’espoir, titre du spectacle présentant les chansons de son album Appalaches. À l’aube de la soixantaine, l’auteur-compositeur-interprète porte 40 ans de métier récompensé de plusieurs prix. Et il «marche, marche, marche,» dans ses forêts et ses montagnes trouvant l’inspiration créatrice.

Vous êtes sur la route avec un nouveau spectacle à sonorité surtout folk?

 

«Après Lettres ouvertes, on voulait que le prochain album soit plus folk, dans un climat d’intimité et une façon différente de chanter. Et j’aime que le spectacle ait la couleur de l’album. Puis, les autres chansons, celles que les gens connaissent, sont venues en écho.»

 

Accompagné de deux guitaristes, Hugo Perreault et Simon Godin, Séguin offre une magnifique prestation guitare-voix et nous livre son secret pour évoluer dans son art. «Quand tu continues à creuser ton même sillon, le balancier change. La façon d’avancer est de s’accorder le temps qu’il faut pour faire les choses.»

 

Vous avez chanté avec des orchestres symphoniques, le Grand Chœur, le talentueux collectif Douze hommes rapaillés, êtes lauréat de multiples prix, avez-vous encore des rêves professionnels?

 

«C’est surtout dans la créativité, continuer à allumer le feu, avoir l’inspiration. Mais je rêve aussi de cadeau comme le Grand Chœur en 2010, le plus beau de tous. Je me rappelle avoir vu une affiche qui annonçait Jean-Pierre Ferland dans ce spectacle et avoir dit «maudit chanceux!». Puis, sept ans plus tard, j’ai réalisé ce rêve. Entendre ses chansons par 400 choristes, c’est un cadeau immense.»

 

Vous avez été la voix pour la paix, la tolérance, la défense des montagnes, des Amérindiens, de l’injustice sociale… face au Québec, quel est votre plus grande colère et votre plus grand espoir actuellement?

 

«Mes colères, elles sont là lorsque je regarde les dépenses excessives de l'armée du gouvernement Harper, ses coupures dans la culture ou dans des projets aussi inspirants que le Wapikoni mobile. (…) Mon espoir, il trouve sa force dans les petits gestes du quotidien, la mobilisation citoyenne, l'implication sur la place publique, la protection de l'environnement, l'avenir des alternatives énergétiques et dans les mots de la poésie. Comme disait Gaston Miron: «À force d’avoir pris en haine toutes nos servitudes, nous serons devenus des bêtes féroces de l’espoir.»

 

«À l'âge de 16 ans, ma sœur et moi venions souvent à Longueuil. À l'époque, il y avait un petit café-chanson: Le Minotaure. C'est là qu'on a fait nos premiers spectacles, c'est là que j'ai connu Jeff Lamothe. La Rive-Sud, c’est aussi le partage durant des spectacles-bénéfices pour la maison Carrefour pour Elle, pendant18 ans, avec Pierre Verville.»

 

Au Théâtre de la Ville les 19 et 20 janvier www.richardseguin.com

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