Les 45 ans et plus se rappellent assurément de cette parole tonitruante sortant de la voix de Johnny Olson, défunt annonceur du quiz télévisé Price is Right aux côtés du célèbre animateur Bob Barker.
« Come on down » a désormais son pendant français « À vous de jouer! » que vous pouvez entendre dans le nouveau quiz télévisé québécois Price is Right tous les mercredis soirs à 19 h sur le réseau V.
Michel Lacroix en est le présentateur. Le Johnny Olson québécois. Alors que Philippe Bond en est l'animateur. Le Bob Barker, version made in Quebec.
« C'est différent du monde sportif dans lequel je nage depuis plusieurs années, a souligné l'homme de 58 ans. Avec Price is Right: à vous de jouer, je ris beaucoup. Je m'amuse d'ailleurs énormément avec l'animateur Philippe Bond, un rôle qui lui va à merveille. »
Le quizz Price is right, version québécoise, est plus décontracté, plus fictif, selon Michel Lacroix. « Les gens se font continuellement des high five, a-t-il indiqué. Ils courent, ils dansent. C'est un public en délire qui se présente sur le plateau à chaque émission. »
Quand le Tout l'a rencontré mercredi, jour de la première, il ne lui restait qu'une semaine ou deux d'enregistrement. Il aura enregistré, au total, 14 émissions pour cette première saison automnale. « Ce sont des émissions préenregistrées, a-t-il indiqué. Heureusement pour moi puisque je n'aurais pu livrer la marchandise en raison de l'horaire chargé que j'ai avec les Canadiens, au Centre Bell, et le golf, à RDS. »
D'ailleurs, il avoue humblement qu'il a d'abord dit non quand les producteurs de V l'ont approché pour être le présentateur de Price is Right. « Question de temps, a-t-il mentionné. Mon horaire n'était pas vraiment compatible avec la leur. » Il aura fallu une première audition pour que l'équipe de production tombe en amour avec Michel Lacroix et qu'il modifie les horaires pour accomoder le principal intéressé.
Avant d'accepter un tel contrat, le résidant de La Prairie ne cache pas non plus qu'il voulait également s'assurer de la crédibilité du produit. Il avait toujours le souvenir d'une émission du même genre qui n'avait pas fait long feu dans les années 1970. Quant aux prix, Michel Lacroix ne le dit pas ouvertement, mais il ne voulait pas non plus s'associer à une émission qui se contente d'offrir des grille-pains et des bouilleoires.
« Les prix sont vraiment intéressants, a-t-il insisté. J'ai vu des gagnants remporter des voyages à Paris, en Jamaïque. Je me rappelle d'une gagnante qui a mérité, dans une même soirée, un I pad, un cinéma-maison, un voyage à Barcelone, un kayak et une voiture. »
Il arrive parfois que des gagnants sortent des studios avec des gros lots totalisant 32 000 $.
En visionnant le premier épisode mercredi dernier, vous avez sûrement remarqué que le studio est la réplique exacte de la version américaine. « Seule différence, le salle compte 260 personnes alors que celle provenant des États-Unis compte 300 places», a-t-il précisé.
Longue feuille de route
Celui qui roule sa bosse depuis une quarantaine d'années dans le monde du sport ne chôme pas depuis quelques années. Durant l'été, on peut le voir et l'entendre dans les reportages sur le golf au Réseau des sports avec Carlos Blanchard. On peut également le lire à Golf Magazine et à RDS.ca et l'entendre décrire les Feux d'artifices de La Ronde.
Reconnu pour sa voix, Michel Lacroix aura presque tout fait dans le domaine des sports. Journaliste à CKAC à ses débuts, il a entre autres couvert les activités des Canadiens durant les années 1970. Il a également joué, et joue encore, un rôle de premier plan dans la couverture des Jeux olympiques et ce, depuis 1976 quand Montréal a reçu le monde entier pour être la ville hôtesse de ces compétitions internationales.
« J'avoue avoir été choyé au fil des ans, a-t-il confié. Maintenant que je suis surtout associé à l'organisation des Canadiens de Montréal, je me considère priviliégié d'occuper un poste aussi prestigieux et de pouvoir pratiquer le plus beau métier du monde. »

