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L’art de passer le temps avec Dany Laferrière

Dany Laferrière aime discuter de littérature, de culture et de vie quotidienne avec ses admirateurs. Courtoisie

Dany Laferrière aime discuter de littérature, de culture et de vie quotidienne avec ses admirateurs.

Gabrielle Lachance
Publié le 13 Février 2012
Publié le 13 Février 2012
Gabrielle Lachance  RSS Feed
Sujets :
Complexe Saint-Laurent , La Prairie , Haïti

« Dans le fond, la culture, c’est comme l’oxygène. On ne peut pas la voir, mais on en a besoin pour vivre. »

Voilà la façon dont Dany Laferrière a imagé le rapport de l’homme à la culture pendant une conférence qu’il donnait au Complexe Saint-Laurent, à La Prairie, le 12 février.

Fraîchement revenu de Port-au-Prince, où il était allé célébrer la fête de sa mère, c’est dans le cadre de la Semaine de la littérature de la MRC de Roussillon que l’auteur était venu rencontrer les adeptes de littérature d’ici.

Ponctuée d’une bonne dose d’humour, d’anecdotes tirées du quotidien, de tranches de vie et surtout de culture, la conférence portait principalement sur le plaisir de lire de Dany Laferrière, qui a publié en novembre son dernier livre intitulé L’art presque perdu de ne rien faire. Dans une ambiance conviviale, ceux qui assistaient à la rencontre pouvaient aussi en profiter pour poser des questions à l’auteur.

« Quand j’étais jeune, j’adorais lire, mais il n’y en avait pas beaucoup chez moi, en Haïti. Par contre, je finissais toujours par en trouver un caché quelque part », a-t-il raconté à une assistance particulièrement attentive.

Jeune, il lisait de tout. Des livres dédiés aux enfants, des romans de sa grand-mère et même la Bible. C’est d’ailleurs avec beaucoup de passion qu’il a raconté sa découverte de l’Ancien Testament dans une vieille Bible qui traînait chez lui, en Haïti.

Outre sa jeunesse, l’assistance a pu se délecter de plusieurs anecdotes que Dany Laferrière a racontées sur sa fille. « À 6 ans, dans la cour d’école, elle courrait après un garçon. À court d’haleine, celui-ci a bien dû se rendre et accepter une fois pour toutes de devenir son amoureux, a-t-il révélé aux spectateurs qui pleuraient de rire. « Ma fille a compris très tôt qu’un gars qui se fait coincer dos au mur et qui ne peut plus s’enfuir acceptera n’importe quoi. »

Des petites anecdotes, ainsi de suite pendant les deux heures qu’a durée la conférence. « Voilà, nous avons réussi à vaincre l’ennui pendant deux heures », a-t-il dit, à la toute fin, histoire de bien conclure la rencontre.

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