La Ville de Saint-Mathieu veut récupérer les pénalités financières exigées à l’entrepreneur engagé pour la réfection du viaduc de la municipalité pour son retard dans l’exécution des travaux.
C’est ce qu’ont demandé le député caquiste de La Prairie, François Rebello, et la mairesse de Saint-Mathieu, Lise Poissant-Charron, au ministère des Transports du Québec (MTQ) lors d’une conférence de presse, le 30 janvier.
« Les sommes accordées pourraient être consacrées à la réfection de la route utilisée pour contourner le chantier et pour dédommager en partie les commerçants., a souligné François Rebello. Ce sont de bonnes façons de compenser l'ensemble de la collectivité de Saint-Mathieu affectée par un retard de plusieurs mois. »
Les travaux de réfection du viaduc, surplombant l'autoroute 15 à la sortie de Saint-Mathieu, devaient se terminer avant Noël, mais ont été reportés au printemps à la suite d'erreurs dans la conception de poutres.
L'entrepreneur général est Louisbourg SBC, une entreprise liée à Tony Accurso propriétaire de plusieurs firmes ayant perdu leurs permis de construction. En raison de la période de gel, le MTQ a préféré retarder l'échéancier. Sans préciser le montant, il a indiqué qu'il reçoit une compensation de la part de l'entrepreneur. Le député et la mairesse souhaitent que cet argent serve à la réfection du chemin Saint-François-Xavier, qui sera usé prématurément par le passage des véhicules contournant le chantier, ainsi que pour dédommager en partie les commerçants.
«Je suis surpris, que malgré le faible écart de 588$ séparant les deux plus bas soumissionnaires sur un contrat totalisant plus de 4,5 M$, que le MTQ n'ait pas comparé l'expertise des sous-traitants de ces deux firmes », a déclaré François Rebello.
« Il apparaît clairement que la gestion du chantier n'a pas été effectuée dans les règles de l'art », a-t-il renchérit. L'échéancier prévoyait la cessation des travaux pour le début de décembre, alors que les poutres n'ont été livrées qu'à ce moment. De surcroît, elles comportaient des erreurs importantes de conception, dont le MTQ n'a été informé que le 15 décembre.
«Comment pouvait-on commander les poutres pour le début de décembre, juste avant la période de gel?, a ajouté M. Rebello. Il est évident qu'un éventuel problème de qualité risquait de retarder les travaux pour plusieurs mois. »
Il est clair que pour le député, il s'agit d'un dossier présentant « plusieurs points douteux, dont ce sont malheureusement les gens de la communauté de Saint-Mathieu qui en font les frais. », a-t-il confié.
Source : Bureau de François Rebello
