« J'ai pleinement confiance en Paul Dewar, a souligné M. Mai. C'est un homme dont les valeurs me rejoigne beaucoup. Pour avoir eu l'occasion de travailler avec lui sur le plan des affaires étrangères, je suis en mesure de dire qu'il est un homme pragmatique qui connaît bien ses dossiers. »
Paul Dewar est un député peu connu au Québec. Pourtant, ses interventions contre la guerre en Afghanistan ont trouvé échos un peu partout au Canada. Le député d'Ottawa-Centre a également joué un rôle majeur dans ce qu'il est convenu d'appeler « La déclaration de Sherbrooke » qui reconnaît notamment le Québec comme nation.
Questionné à savoir pourquoi favoriser le député d'Ottawa-Centre alors qu'il aurait pu choisir Thomas Mulcair, du Québec, ou Brian Topp, de l'Ontario, qui ont une longueur d'avance sur les autres candidats, M. Mai a indiqué que son choix est tout à fait personnel.
« Ma décision rendue aujourd'hui n'a rien de stratégique, a-t-il expliqué. C'est un choix personnel. Je favorise M. Dewar pour ses qualités de leader, de rassembleur. C'est de plus un homme qui aime travailler en équipe. »
Outre Brian Topp, Thomas Mulcair et Paul Dewar, cinq autres candidats sont dans la course: Peggy Nash, députée de Parkdale-High Park en Ontario, Nathan Cullen, député de Skeena – Bulkley Valley en Colombie-Britannique, Martin Singh, président de l'Association néo-démocrate de la circonscription de Sackville-Eastern Shore, et Niki Ashton, député de Churchill en Ontario. Au départ, ils étaient neuf. Romeo Saganash, député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou au Québec et Robert Chrisholm, député de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, sont deux autres candidats qui se sont sont désistés entre temps.
Rappelons que les militants du NPD ont jusqu'à demain (18 février) pour être un membre en règle du parti et pour avoir, par la même occasion, droit de vote au congrès à la chefferie qui aura lieu à Toronto les 23 et 24 mars prochains.

