Clément Dellet et Antoine Baudry, respectivement de Besançon et de Fouesnant en France, séjourneront tout l'été au Québec. Pour des vacances, vous pensez? Non pour y travailler!
C'est en cherchant un emploi qu'ils sont tombés sur une annonce du programme d'échange intermunicipalités Québec – France, ont-ils raconté au Tout Express.
«J'ai vu une annonce dans le journal local et je me suis dit que tant qu'à travailler, pourquoi pas ailleurs », a fait part Antoine Baudry, âgé de 22 ans.
« Je cherchais une job d'été dans les espaces verts, je ne voulais pas d'un emploi de bureau », a pour sa part évoqué Clément Dellet, 20 ans. Disons simplement qu'ils ont obtenus ce qu'ils voulaient, puisqu'ils travaillent aux espaces verts de la Ville, à faire du désherbage, de l'aménagement, etc.
Antoine a appris à la dernière minute qu'il passerait l'été au Québec. « On était dans des villes d'urgence, qui n'avait pas été prévenu à l'avance. Je l'ai appris en mai, ça été la course! », a-t-il relaté.
Et est-ce bien différent de travailler de l'autre côté de l'Atlantique? « Il faut se faire au changement de culture », a avoué M. Dellet. « Les mentalités ne sont pas les mêmes, les gens sont plus accueillants ici. Et la hiérarchie est moins stricte dans le travail », a pour sa part remarqué M. Baudry qui étudie en biologie à l'Université de Bretagne occidentale.
Cependant, ce n'est pas ce qui a le plus surpris nos deux jeunes français. « Le seul choc que j'ai eu, c'est l'américanisme. Des téléviseurs gigantesques! Ce n'est même pas disponible en France, je crois! », s'est étonné Clément Dellet, qui suivra des cours à l'école préparatoire au concours infirmier de la Croix-Rouge. Antoine a aussi abondé en ce sens, étonné de la grandeur des routes du Québec. « On voit que vous avez de l'espace! », a renchéri M. Dellet.
Bien que leur emploi soit à temps plein, ils trouvent le temps de se divertir pendant les fins de semaines. Ils se sont rendus à Montréal en vélo pour visiter la ville, le Mont-Royal, des musées et quelques bars. « On s'arrange pour bouger », a assuré le plus jeune de ces visiteurs, qui a aussi fait du kayak.
Bien occupés, ils ne semblent pas avoir beaucoup de temps pour s'ennuyer. Ils prennent tout de même le temps de discuter avec leur famille sur l'autre continent, via Facebook et Skype. « Je leur parle environ deux fois par semaine, mais avec le décalage ce n'est pas toujours évident. Quand on revient du travail, il est 23 h là-bas », a indiqué M. Baudry.
Antoine et Clément ont aussi eu l'occasion de partager quelques jours avec les deux Québécoises qui participent à l'échange et qui se trouvent en ce moment à Besançon et Fouesnant.

